Journée internationale du droit des femmes : promouvoir l’égalité
Journée internationale du droit des femmes : promouvoir l’égalité

À travers le monde, cette journée du 8 mars 2021 sera marquée par de nombreux événements et des manifestations en faveur de l’égalité. C’est aussi le moment de faire le bilan sur la situation des femmes dans la vie politique, économique, et professionnelle. 

Cette journée de célébration puise son origine en Europe et aux USA, au siècle dernier, lors de la lutte des femmes pour obtenir de meilleures conditions de travail, ainsi que le droit de vote. C’est en 1975 que l’ONU a commencé à célébrer cette journée au niveau international.

 

L’égalité au centre des débats

Dès les premières batailles féminines pour obtenir le droit de vote, l’idée était de rétablir l’égalité entre les hommes et les femmes. En 2021, le thème du 8 mars est : « Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 ». Tout un programme. 

Ce thème doit rendre hommage à toutes les femmes et les filles du monde entier qui ont œuvré pendant l’année 2020 pour construire le futur dans un monde dominé par la pandémie. Leur objectif de relance plus égalitaire est de participer à la prise de décision dans la sphère publique. 

Les femmes œuvrent actuellement pour : l’élimination de la violence, la réalisation effective de l’égalité des sexes, mais aussi l’égalité salariale, et le partage équitable des tâches domestiques.

Les changements peuvent se faire à tous les niveaux, du plus insignifiant au plus spectaculaire. Mais il est évident que sans le soutien de tous, les changements sont impossibles. Bien que cette journée célèbre le droit des femmes, les hommes sont bien sûr, impliqués dans ce travail quotidien de l’égalité.

Egalité

 

Le bilan de 2020 sur l’égalité hommes-femmes

En mars 2021, l’ESA (agence spatiale européenne) recrutera des astronautes, ce qui n'était pas arrivé depuis 11 ans. Elle encourage vivement les femmes à postuler, car elle cherche à favoriser la diversité des genres dans ses rangs. Or peu de femmes déposent leur candidature et c’est bien dommage. Les raisons sont multiples : manque de confiance, de connaissances, de compétences ? 

Sur la scène politique, les femmes commencent à prendre de la place, même si on ne compte que 20 femmes cheffes d’État dans le monde à ce jour. Les femmes dirigeantes et les organisations de femmes ont montré leurs compétences et leurs connaissances. Leurs réseaux ont permis de mener efficacement des plans de lutte et de relance face à la Covid-19. Aujourd’hui plus que jamais, tout le monde reconnaît que les femmes apportent des expériences, perspectives et compétences différentes de celles des hommes. Un complément riche et intéressant pour la société autant que pour les entreprises.

Il en va de même dans les postes à responsabilités. Peu de femmes sont encore présentes dans les CA (conseil d’administration) tout simplement, car les candidatures sont trop peu nombreuses. On se souvient de Laurence Parisot qui a présidé le Medef, ou encore Dominique Carlac'h, qui avait posé sa candidature en 2018 (non élue). Ces exemples sont encore trop peu nombreux pour représenter l’égalité hommes et femmes dans la société professionnelle... Et les écarts de salaires n’ont même pas encore été abordés !

 Egal H F

 

Sensibiliser à l’égalité dès le plus jeune âge

Les discriminations hommes et femmes commencent, malheureusement, très tôt, et dans les familles. Les filles et les garçons n’ont pas forcément le même rôle au sein de la cellule familiale et cela peut vite créer des disparités dans d’autres domaines. Ces discriminations ont également un impact plus ou moins important sur la vie quotidienne. Il reste encore très ancré dans les esprits que les mathématiques sont trop difficiles pour les filles. 

Bien entendu, c’est totalement faux, mais l’idée persiste encore et laisse des traces. On trouve peu de femmes dans les domaines scientifiques et techniques. Des campagnes régulières seraient peut-être plus intéressantes pour éduquer les jeunes filles à se diriger vers des carrières scientifiques (qui leur plaisent) ?

De plus, les enseignants sont de plus en plus sensibilisés et ont conscience de cette disparité. Ils encouragent les fillettes (mais aussi les garçons) à changer leur regard sur les matières scientifiques, techniques et technologiques. 

Les mentalités évoluent lentement et une journée par an n’est peut-être pas suffisante pour insuffler des changements productifs à long terme...