3 pages pour vaincre ses peurs et réaliser ses objectifs
3 pages pour vaincre ses peurs et réaliser ses objectifs

Connu pour son best-seller «La semaine de 4 heures », Tim Ferris a expliqué lors d’une conférence TED comment il gérait ses peurs. Souffrant de dépression bipolaire, il s’est servi de ses périodes noires pour développer un outil étonnant, inspiré du stoïcisme.
 
S ‘appuyer sur le stoïcisme pour maîtriser ses émotions 
 
Le stoïcisme oblige à différencier les choses sur lesquelles on peut intervenir, par exemple, l’heure à laquelle on part de chez soi pour se rendre au travail, des facteurs sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, tel l’accident sur l’autoroute. Cette méthode permet de diminuer notre réactivité émotionnelle. 
 
En règle générale, nous avons tendance à imaginer, pour une situation donnée, le pire scénario. Même si celui-ci n’a que peu de chance d’être le plus réaliste, nous nous accrochons à lui comme une tique à un chien. 
 
Au lieu de définir ses objectifs, Tim Ferris définit ses peurs. Il peut ainsi anticiper le « pire » et le « mieux » et prendre des décisions plus éclairées. 
 
3 pages pour mener une introspection 
 
 
Sur un premier document, nommé « Et si... », il explore négativement une envie. Par exemple, « Et si je partais en vacances , ». (L’entrepreneur a choisi cet exemple car au moment de prendre cette décision, il craignait de voir son affaire s’écrouler en son absence). 
 
 Sur cette feuille, il crée trois colonnes. Dans la première, « Définir », il note tout ce qui pourrait se passer de pire si, effectivement, il partait en vacances. 
Puis il passe à la colonne « Éviter », et y inscrit tout ce qu’il pourrait faire pour éviter que ces scenari ne se produisent, ou du moins pour diminuer la probabilité de voir le scénario se réaliser. 
Vient ensuite la dernière colonne, qu’il a nommé « Réparer ». Elle contient les actions qu’il pourrait effectuer pour réparer les dommages subis si son pire scénario se produisait, ou les personnes auxquelles il pourrait demander de l’aide. 
 
Sur une deuxième feuille, Tim Ferris consigne les bénéfices qu’il tirerait de la réussite, même partielle, ou d’une tentative de réalisation, de son action. 
 
Le troisième feuillet constitue pour l’auteur la partie la plus importante du travail, « Le coût de l’inaction ». Là, il note ce que l’évitement de son action lui coûterait émotionnellement, financièrement, physiquement, ... sur six mois, puis sur douze, puis sur trois ans. 
 
Il s’est rendu compte que les bénéfices qu’il tirerait de son voyage dépassaient largement les petits tracas qui pourraient éventuellement survenir. Alors il est parti. Et il ne s’est pas contenté d’un voyage d’une semaine à Londres, comme il l’avait prévu. Il a parcouru le monde entier durant un an et demi. Avec quasiment aucune conséquence négative, et rien d’irrattrapable.
 
Le mot de la fin revient à Sénèque 
 
 Sur scène, on peut voir un Tim Ferris confiant et inspiré déclarer que nos plus grandes peurs, en matière d’actions à réaliser ou de décisions à prendre, concernent précisément les actions et les décisions les plus importantes pour nous. Ce qui, en fait, s’avère assez logique. 
 
Avant de quitter la scène, il cite quelques mots d’un des plus grands philosophes, Sénèque. Je vous les ai réservés pour la fin (il commence son discours par les mêmes propos) pour qu’ils fassent tout de suite écho en vous. 
 
 
Sénèque a dit « Nous souffrons plus de l’imagination que de la réalité. »